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vendredi 25 novembre 2011

Solutions pratiques contre la surveillance numérique


(source)
Sur le site Hacker Citoyen, Geoffrey Dorne offre plusieurs solutions pour limiter la dissémination des données personnelles et pour échapper à la vidéosurveillance (cliquez ici pour voir un aperçu du projet):


1) Le projet collaboratif M4ps.net visait à établir la cartographie des caméras de surveillance en France. Les citoyens impliqués géolocalisaient les caméras, les photographiaient et fournissaient une description de son emplacement. Le site du projet a été piraté et n'existe donc plus. Cependant, le principe mérite d'être généralisé et exporté.  


2) La broche-IR et le bonnet-IR se portent près du visage ou sur la tête et émettent une lumière infrarouge invisible à l'oeil nu qui éblouit les caméras de surveillance et empêchent l'identification de leur porteur. Fonctionne aussi pour les photographies numériques. 


3) Le porte-cartes silencieux bloque les fréquences émises par les puces RFID des cartes qu'il contient et, par le fait même, des données personnelles qu'elles contiennent. Les détenteurs des cartes échappent alors aux bornes de détection à distance conçues pour les lire. Certaines cartes de transport, des passeports, des cartes étudiantes et des livres de bibliothèque en possèdent. Le phénomène est en expansion.


(brocheIR - source)



 


lundi 21 novembre 2011

Contre l'Accord commercial anti-contrefaçon

(source: la Quadrature du Net)
  
La Quadrature du Net dénonce l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), qui constitue un  danger pour la liberté d'expression sur Internet et qui renforce la protection sur les brevets de l'industrie pharmaceutique, avec pour conséquence de limiter l'accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres.
L'ACTA est un accord négocié dans la plus grande opacité entre 2007 et 2010, par 39 pays (dont 27 pays de l'Union européenne, les États-Unis et le Japon).
Un dossier complet sur le sujet est disponible sur le site de la Quadrature du Net.

lundi 14 novembre 2011

Les enjeux juridiques de la surveillance numérique et de la protection de la vie privée sur Internet

(source: Frindéthié)

Pour vous familiariser avec les enjeux juridiques de la surveillance numérique et de la protection de la vie privée sur Internet, voici uns liste d'articles académiques que vous pouvez consulter (source: Droit-NTIC):

LES PROBLEMES JURIDIQUES DES LOGICIELS INDISCRETS, par Benjamin Egret

Surveillance numérique: le site a désormais un groupe et une page sur Facebook


(source: blogautomobile.fr)


Vous êtes membre de Facebook? Vous pouvez vous inscrire à notre groupe de partage et de discussion en cliquant ici


Surveillance numérique a également sa propre page Facebook ici.

Facebook vous connaît mieux que vous ne le croyez: Billet tiré de mon blogue Un oeil sur les médias

 

(source: Elec-intro)

 

Facebook possède une excellente mémoire à long terme. En fait, il n’oublie rien et archive tout. C’est ce que nous montre Camille Gévaudan, dans son article Facebook : la mémoire cachée. Cet article fait suite à des informations révélées par Max Schrems, qui a, du 18 août au 19 septembre 2011, déposé 22 plaintes contre Facebook, auprès du Commissaire irlandais à la protection des données, en raison des données personnelles qu’elle accumule sur ses membres et sur des non-membres, à leur insu et même lorsque les premiers croient les avoir effacées. Dans le cas de Schrems, l’entreprise détenait 1222 pages de données qui se rapportaient à lui.

Facebook stocke donc des données personnelles sur ses 800 millions d’usagers, classées en 59 catégories. Les archives détaillent, entre autre, pour un membre donné :

  • Ses anciens pseudonymes;
  • Ses courriels, ses statuts, ses pokes, ses tags de photos et ses messages instantanés;
  • Ses demandes d’amis refusées;
  • Les événements auxquels il a accepté ou non de participer;
  • Les ordinateurs sur lesquels il s’est connecté à son profil Facebook, de même que la date, l’heure et la position géographique correspondant à la connexion;
(source: Écrans)
















Selon Max Schrems, Facebook conserverait également des fiches sur des non-membres en recoupant automatiquement les informations disponibles sur le web à leur endroit ou fournies par ses usagers. C’est ce qui expliquerait pourquoi, lorsque Facebook invite par courriel une personne à s’inscrire sur sa plateforme, il est en mesure de suggérer une liste de membres que celle-ci pourrait connaître (source: Camille Gévaudan).

D’autres sujets d’inquiétude au regard de la vie privée

Dans L'Allemagne s'attaque aux excès de Facebook, le journaliste Justin Sullivan relève d'autres irrégularités de Facebook à l’égard de la protection de la vie privée. Il pointe tout d’abord son système de reconnaissance faciale, qui a servi à identifier, jusqu’à maintenant, 450 millions de personnes, sur une portion des 75 milliard de photographies que l'entreprise héberge, sans obtenir préalablement leur consentement.

Sullivan souligne ensuite la problématique des boutons « J’aime »,incrustés dans une multitude de sites web, qui permettent à Facebook d’élaborer des profils des visiteurs, membres ou non-membres, par le biais de leur adresse IP. À cela s’ajoute, enfin, le fait que Facebook rapatrie aux États-Unis toutes les données personnelles de ses membres situés à l’étranger, toujours sans leur consentement.

Ces irrégularités font également l’objet de plaintes, de la part de deux citoyens allemands : Johannes Caspar et Thilo Weichert.

Au Canada
Qu’en est-il de la légalité de la gestion des données personnelles de Facebook au Canada? En juillet 2010, le cabinet d’avocats torontois Merchant Law Group a entreprit un recours collectif contre la plateforme sociale en raison du viol de la vie privée de ses usagers canadiens, pour les avoir trompés au plan des conditions d’utilisation et pour sa politique en matière de données personnelles (source : Guillaume Champeau).

Si vous êtes Canadiens et estimez avoir été lésés dans vos droits à cet égard, il est possible de joindre le recours collectif à l’adresse suivante.
Par ailleurs, le Commissariat canadien à la protection de la vie privée n’est pas demeuré inactif devant les plaintes de ses concitoyens en la matière, puisqu’en 2009, il a obtenu des modifications de la part de la plateforme sociale, qui sont, entre autre, les suivantes:
· Facebook doit supprimer les données personnelles de ses membres lorsqu’ils se désinscrivent;
· Facebook doit informer ses membres que la désactivation de leur compte ne signifie pas que leurs données personnelles seront supprimées;
· L’usage de données personnelles pour créer des jeux et des quiz est interdite faute d’un consentement clair de la part des personnes concernées;
· Facebook doit avertir ses membres qu’ils ne peuvent afficher d’adresses électroniques de non-membres sur leur profil sans obtenir leur permission au préalable.
(source : LeMonde.fr)

Quelques liens utiles...
· Cliquez ici pour connaître le détail des 22 plaintes déposées par Max Schrems contre Facebook.
· Cliquez ici pour connaître les différents types de données conservées par Facebook à propos de ses usagers.
· Si vous êtes un usager de Facebook et que vous résidez à l’extérieur des États-Unis ou du Canada, vous pouvez accéder aux données personnelles qui vous concernent et que le site a accumulées sur vous. Cliquez ici pour connaître la procédure.
· Sur le système de reconnaissance faciale de Facebook, vous pouvez consulter l’article suivant, du journal L'express .
· Le graphique qui suit donne un aperçu de l’évolution de Facebook au regard de la vie privée, de 2005 à 2010.